Coup de com’ orchestré par les patrons de discothèques béarnaises.

5 octobre 2020
Banderole affichée sur le mur de la Rue Valéry Meunier a Pau, le 24 septembre (credit: Carine Le Garreres)
Banderole affichée sur le mur de la rue Valéry Meunier a Pau, le 24 septembre

Les boîtes de nuit restent fermées sept mois après le début de la crise de la Covid-19. Leurs gérants s’inquiètent. Ils lancent une fausse soirée dans le but de « faire du bruit ». Explications.

« Cela fait maintenant 7 mois que nous sommes fermés et que nous n’avons jamais été entendus ni aidés ». Romain Chalan, gérant du Durango râle de la situation économique de son secteur d’activité. C’est un cri d’alarme que lancent les 7 dirigeants de discothèques paloises. C’est ensemble qu’ils publient cette annonce dans le but de faire croire à une soirée secrète qui aurait eu lieu le 18 septembre. Près de 5000 personnes se montrent intéressées par l’événement.

(credit: Carine Le Garreres)
Photo du pub le Conémara, dans la rue Valéry Meunier à Pau

C’est sur les réseaux sociaux qu’ils découvrent que cette soirée n’aura finalement jamais lieu par le biais d’un communiqué expliquant les raisons de cette fake news. « La majorité a parfaitement compris, nous n’avons reçu aucun message attestant de leur déception, uniquement du soutien« , déclare le dirigeant.

Du côté de la police, Alexandre Cotto, chef de la Sûreté Départementale de Pau, revient sur les conséquences de cette fausse soirée secrète. « À notre niveau, cette démarche a engendré l’engagement de moyens supplémentaires qui n’étaient pas sans conséquence au niveau ordre public et sanitaire. Or, nous avons déjà suffisamment de travail ».

Sans parler du fait que les autorités ne sont pas en mesure de proposer des solutions aux personnes concernées. « Dans ces conditions sur le plan strictement professionnel, je trouve cette démarche inopportune ». Le commissaire ajoute « Cela ne signifie pas que je suis indifférent à leur situation ».

L’annonce de cette fausse soirée n’a pas encore eu de résultats probants. « Tous les secteurs ouverts, et autorisés à travailler sont aidés. Alors pourquoi le seul marchand fermé ne l’est pas ? » se questionne Romain Chalan.

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Carine Le Garrérès

Actuellement étudiante à l'ISJT, j'ai effectué un stage à France 3 Pau en 2015. Je suis passionnée de photos, de voyage et de musique. Retrouvez-moi sur les réseaux

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