France Télévisions : la grève touche aussi le siège toulousain

13 décembre 2017

Les locaux du groupe France Télévisions, à Toulouse

Les employés du groupe ne décolèrent pas et comptent bien faire pression sur les décisions de leur direction. Mobilisés contre les coupes budgétaires prévues par la présidente Delphine Ernotte, ils ont entamé ce mercredi 13 décembre une grève de 24 heures au niveau national. Le siège toulousain n’a pas été épargné.

« Pour l’honneur du service public », 43% des employés toulousains du groupe France Télévisions sont en grève dans la ville rose. Des mots et un préavis de grève nationale lancé la veille par la CGT, mais aussi par les syndicats FO et le SNJ. Les grévistes réagissent à un projet gouvernemental de réduction des dépenses du groupe de 50 millions d’euros. Dans la balance, selon les syndicats, 180 postes seraient menacés sur l’ensemble du territoire. Cette mobilisation fait suite à une motion de défiance votée par la majorité des employés à l’encontre de Delphine Ernotte, la présidente du groupe.

Un encadrement remis en cause

François Ollier, responsable du Syndicat National des Journalistes de France 3 à Toulouse, réclame une « meilleure gestion des embauches » et dénonce des réformes gouvernementales qui « alourdissent l’encadrement du groupe ». L’homme pointe notamment du doigt la « création de postes d’encadrements, de conseillers aux programmes, alors que des effectifs de reporter de terrain sont enlevés ».

Delphine Ernotte persiste et signe

Une motion de défiance prise « au sérieux », lundi, par Delphine Ernotte. La présidente du groupe continue de défendre les économies projetées, les jugeant « nécessaires », d’après le Huffington Post. Ses propositions d’économies et celles des autres patrons de l’audiovisuel public devraient être soumises à la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, le 21 décembre prochain. Cette dernière devrait faire parvenir ces propositions à l’exécutif en janvier, en vue de décisions à venir pour février ou mars.

mathieu vergez

Etudiant en journalisme à l'Institut Supérieur de Journalisme de Toulouse, en première année. Par ailleurs musicien passionné de vieux rock, d'art et d'Histoire.

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