La roue tourne pour les forains

22 septembre 2017

Fin des préparatifs pour le début de la fête.

Depuis ce vendredi 17h et jusqu’au dimanche 15 octobre, la fête foraine de Saint- Michel accueille le public toulousain sur le parking du zénith. Plus de 130 attractions sont réunies cette année, mais la fréquentation de la fête se ternit au fil du temps, la faute à un prolongement du tramway jusqu’au Grand-Rond la déplaçant en périphérie.

Top départ pour la fête foraine de Saint Michel qui entame ce vendredi sa troisième année sur le parking du zénith. Ce nouvel emplacement, bien que relié au tramway laisse les forains perplexes. « Nous étions contre le fait de se déplacer, mais on ne nous a pas vraiment laissé le choix. » déplore Michael Leclerc, ouvrier forain depuis 19 ans. « Avant, nous étions sur les allées Jules Guesde, proche du centre-ville, et l’affluence était bien plus forte. Nous ouvrions de 14h à minuit et c’était toujours bondé, les parents nous laissaient leurs enfants à la sortie de l’école et tout le monde y trouvait son compte ». Désormais, l’emplacement de la fête n’est relié qu’avec le tramway, zone bien moins fréquentée que les allées Jules Guesde.

Cette baisse d’affluence impacte considérablement les forains sur le plan financier

« Forcément, s’il y a moins de monde, on gagne moins d’argent, mais le vrai problème, c’est qu’ils nous déplacent constamment vers la périphérie, ce n’est pas possible pour nous et cela devient de plus en plus difficile. On garde tout de même une certaine attractivité, car les manèges varient d’année en année » explique Didier, forain de 54 ans. Quoi qu’il en soit, la plupart d’entre eux exerce cette profession depuis de nombreuses années et il est impossible pour eux d’envisager un changement. «Être forain c’est un vrai métier, un boulanger ne peut pas devenir pharmacien, pour nous c’est pareil. C’est un mode de vie différent, il y a peu de stabilité, mais on a pas mal d’avantages, quand on sort de chez nous, on est à l’air libre, on peut respirer sans être enfermé comme dans un appartement ».

Luigy Lacides

Étudiant en 1ère année de formation à l'Institut Supérieur de Journalisme de Toulouse.J'affectionne particulièrement les sujets en lien avec le sport ainsi que la culture urbaine mais je m’intéresse à tout. L'an dernier, j'ai effectué un stage de trois mois au sein de l'édition locale de la Dépêche du Midi.

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