Le CHU de Rangueil rend hommage aux donneurs d’organes

18 octobre 2017
Le jardin japonais du CHU installé en hommage aux donneurs d'organes est un lieu de méditation. Chacun peut reflechir à l'importance du don d'organe pour sauver des vies.

Le jardin au style japonais est un lieu de méditation. Chacun peut réflechir à l’importance du don d’organe pour sauver des vies.

Lundi 16 Octobre, un jardin japonais a été inauguré au CHU de Rangueil, à Toulouse. Au centre de celui-ci, un pont rouge a été installé, il est censé représenter le passage jusqu’à la nouvelle vie du receveur.

Les associations pour le don d’organe l’attendaient depuis longtemps, c’est désormais chose faite. Le jardin japonais du CHU de Rangueil a été installé en guise de remerciement pour les donneurs d’organes. Il prend désormais place au rez de chaussée du bâtiment H3. « Ces derniers mois, nous avons réfléchi avec les associations et les équipes médicales à un lieu pour rendre hommage aux donneurs. C’est un lieu de médiation, il incite à réfléchir, méditer sur l’importance du don d’organes » explique Olivier Rastouil, directeur du site Rangueil-Larrey.

La France, mauvais élève en matière de don d’organe

La France est l’un des pays qui possède le taux de refus de don d’organes le plus haut sur les personnes prélevables avec 33,7% en 2016 selon l’Association du Don d’Organes et de Tissus humains (ADOT). En comparaison, le taux de refus de l’Espagne, première dans ce domaine n’est que de 15%. «Les donneurs ne sont pas nombreux et les besoins sont croissants, c’est en ce sens qu’il est légitime de remercier les gens qui donnent leurs organes » indique le directeur du site. L’installation de ce jardin était primordiale pour les receveurs, qui attendaient ce moment avec impatience. « C’est le seul moyen que nous avons pour remercier les donneurs car les dons sont anonymes. Cela fait de nombreuses années que nous demandons un lieu comme ce jardin pour remercier les donneurs» affirme Serge Goutchat, président de l’association ADOT31 et greffé au foie depuis 18 ans. « J’espère qu’il encouragera les gens à faire don de leurs organes, regardez-moi par exemple, j’ai 76 ans, les gens sont surpris quand je leur dit mon âge, je n’ai pas les deux pieds dans le même sabot ».

Luigy Lacides

Étudiant en 1ère année de formation à l'Institut Supérieur de Journalisme de Toulouse.J'affectionne particulièrement les sujets en lien avec le sport ainsi que la culture urbaine mais je m’intéresse à tout. L'an dernier, j'ai effectué un stage de trois mois au sein de l'édition locale de la Dépêche du Midi.

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