L’Orchestre de chambre de Toulouse à la conquête des mélomanes

16 mai 2018
La boutique éphémère de l'Orchestre de chambre de Toulouse rue d'Alsace-Lorraine

La boutique éphémère de l’Orchestre de chambre de Toulouse

Pendant quinze jours, l’Orchestre de chambre de Toulouse a pignon sur rue en plein centre de ville de Toulouse. Objectif affiché : se faire connaître des néo-Toulousains.

Opération séduction pour l’Orchestre de chambre de Toulouse. Dans la foulée du lancement de la saison 2018-2019, la petite équipe s’est offert une boutique éphémère jusqu’au 26 mai en plein centre-ville toulousain, sur la très fréquentée rue Alsace-Lorraine.

C’est une première du genre pour le plus ancien orchestre de chambre de France. Elle aurait d’ailleurs pu ne jamais exister. L’attachée de production, Pascale Heydari, raconte ainsi que « notre administrateur a rencontré par hasard la personne qui gère la boutique éphémère. Ca lui a donné envie d’essayer, on a pensé que ça pourrait être une bonne idée. »

Orchestre de chambre de Toulouse à la conquête des mélomanes

Dans cette boutique, les visiteurs pourront notamment s’informer sur le programme de la saison 2018-2019 à venir et s’abonner aux spectacles. Ils pourront aussi assister à quelques duos musicaux, et à l’occasion, rencontrer des musiciens. Si pour l’heure, la météo est capricieuse, l’organisation compte sur ces encarts musicaux pour attirer du monde. « On s’adresse à des gens qui ne connaissent pas l’orchestre, comme des néo-toulousains, » selon Pascale Heydari.

L’orchestre casse les codes

Avec une telle opération marketing, l’Orchestre de chambre de Toulouse espère bien générer des abonnements en s’adressant à un public nouveau. « Notre public n’est pas différent du public de la musique classique en général. » d’après l’attachée de production. « Les études du ministère de la Culture montrent que la musique classique a un public relativement âgé, de plus de 65 ans, essentiellement des retraités. Notre public ne déroge pas à la règle. » Se pose la question du renouvellement du public, les plus jeunes ne seraient pas friands des formules d’abonnement.

Pascale Heydari estime que recourir à une boutique éphémère, « c’est un moyen de casser les codes : ennuyeux, sérieux et guindé. (…) L’idée, c’est aussi de faire le buzz, de faire relayer notre action. On espère avoir une certaine répercussion, que les gens s’en souviennent. »

 

Aller plus loin :
Les rendez-vous de la boutique éphémère

Jeudi 17 mai de : alto et violoncelle de 16h30 à 18h
Samedi 19 mai : violon et contrebasse de 14h à 15h30, deux violons de 16h à 17h30
Mardi 22 mai : deux altos de 15h à 16h30
Mercredi 23 mai : violon et contrebasse de 14h à 15h30
Jeudi 24 mai : deux violons de 14h à 15h30, deux violons et violoncelle de 16h à 17h30
Samedi 26 mai : violon de 14h30 à 16h

Bryan Faham

Étudiant en troisième année de journalisme, j'écris aussi des news business pour Freshr.

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