Une vente aux enchères pour aider les homosexuels en Tchétchénie

29 novembre 2017
König vente enchères

Dessin original de Ralf König qui sera proposé lors de la mise aux enchères / Crédit Sébastien Kinach

Sébastien Kinach, co-fondateur de l’association Be-art, organise une vente aux enchères ce dimanche 3 décembre à Toulouse. Une initiative au profit des homosexuels persécutés en Tchétchénie.

«Ça nous a retourné les tripes», Sébastien Kinach ne peut “admettre que dans certains pays il y ait des camps de torture, qu’on vous tue pour cause d’homosexualité» et a décidé de faire son possible pour venir en aide aux homosexuels tchétchènes. «C’est bien de faire des rassemblements, de dénoncer sur les réseaux sociaux, mais je voulais faire quelque chose de palpable». Lors de la création de son association, cet ancien du parti socialiste n’avait pas prévu d’organiser un tel événement mais ne pouvait accepter de ne rien faire face à ces injustices et s’est dit :«Banco on y va, on fait quelque chose en lien avec notre philosophie : l’art et la cause des homosexuels. Pourquoi pas une vente aux enchères ?». Il a ensuite demandé, sur les réseaux sociaux, si des artistes voulaient bien participer à l’évènement en faisant don de leurs oeuvres. Ralf König, Gilles Rieu,  Sarah Violaine… Ils ont été nombreux à lui répondre favorablement. Des commerçants toulousains lui ont aussi fait dons d’articles divers comme des doudounes, des maillots de bain…

«Exfiltrer des homosexuels de la Tchétchénie est une grosse machine »

«Il faut 6000 dollars pour exfiltrer une personne LGBT». Ce montant englobe les différents frais liés aux transports, aux logements, à l’habillement, aux chambres d’hôtels… Une importante organisation pour sauver des homosexuels en proie à une traque incessante de la part de leur gouvernement. «Dès qu’un homosexuel se sent en danger il peut joindre l’association nationale Urgence Homophobie qui dépêchent des bénévoles là-bas. Ils les conduisent dans des caches en Russie ou en France. Mais le danger reste toujours là». Pour être sauvés ces homosexuels doivent quitter leur domicile, leurs attaches, ne plus donner de nouvelles à leurs proches « c’est comme s’ils étaient morts». Sébastien Kinach ne s’est pas vraiment fixé de montant à atteindre mais espère le meilleur «on n’est pas à l’abri de bonnes surprises, je serai ravi si les ventes s’enflamment».

Héloïse Thépaut

Etudiante à L'ISJT, noircisseuse de papier et féministe

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